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par John Stanton

Alors que vous vous préparez à courir un marathon, il peut s’avérer utile d’imaginer cette expérience à l’avance. Continuez à lire pour découvrir un exemple du déroulement d’un marathon.
Après des mois à pratiquer l’art de l’autodiscipline et d’un entraînement intensif, c’est le matin du marathon. Vous êtes reposé et bien hydraté. Sur la ligne de départ, certains coureurs sont silencieux et pensifs, tandis que d’autres rient et plaisantent. Il y a un mélange d’adrénaline nerveuse et d’anticipation tout autour de vous.

Le signal de départ est donné et vous êtes parti. Au début, il s’agit plus d’un trainage de pieds que d’une course, alors que les rires et le bruit envahissent l’air. Vous entendez un mélange de conversations sur la course, venant à la fois des coureurs et des personnes qui assistent à la course près de la ligne de départ.

Lentement, la foule de coureurs autour de vous commence à s’amincir et vous retrouvez peu à peu cette foulée qui vous est familière. Votre respiration est maintenant plus détendue et vous vous sentez à l’aise lorsque vous négociez le premier virage sur le parcours et que vous vous dirigez vers la longue ligne droite à l’avant. En dépassant un groupe de cinq ou six coureurs, vous réalisez que vous avez déjà atteint le marqueur du premier kilomètre. Avez-vous respecté votre temps cible, avez-vous commencé un peu trop vite ou la foule vous a-t-elle ralenti ? Peut importe, il ne s’agit que d’un premier repère pour vérifier votre rythme. Vous vous sentez bien. Vous songez aux mois d’entraînement – certains ont été faits en groupe, mais une bonne partie a été faite seule. Vous savez que ces courses vous rapporteront d’importants dividendes aujourd’hui lors de votre marathon.

À la marque du 2 km, vous effectuez votre première vérification des systèmes. Êtes-vous détendu ? Prenez-vous de profondes respirations ? Est-ce que votre poitrine est tendue vers le haut, vos hanches en avant ? Avez-vous déjà commencé à transpirer ? Est-ce que votre tête est droite, les yeux ne fixant pas la route, mais plutôt un coureur devant vous ? Les bras sont détendus et en phase avec votre rythme ? Vous vous sentez bien et vous allez faire de votre mieux.

Une côte apparaît aux environs du 5 km. Vous raccourcissez légèrement votre foulée, comme vous l’avez fait lors de toutes vos séances de répétition en côte. Ça ne pose aucun problème ; vous avez déjà fait 10 à 12 répétitions sur des côtes beaucoup plus prononcées que cela. Vous continuez avec un effort égal en montant la côte. Le parcours est maintenant plat et vous retrouvez votre rythme habituel. Vous vous souvenez des courses agréables que vous avez faites avec vos copains et copines d’entraînement. Ceci est seulement une autre longue course.

Lorsque vous êtes rendu à mi-parcours, vous vous souvenez de vos paroles de puissance : je suis fort ; j’ai le contrôle ; je me sens bien. Lorsque vous les répétez à vous-même, vous ressentez le pouvoir qu’ils vous procurent, tant mentalement que physiquement, alors que vos jambes répondent aux mots réconfortants et familiers.

Vous traversez maintenant une partie plus ancienne de la ville, pleine de caractère et d’histoire. Des foules enthousiastes vous crient des mots d’encouragement. C’est à la fois inattendu et stimulant de recevoir les applaudissements de parfaits étrangers. Lorsque vous arrivez à une station d’eau, il y a des gens costumés qui vous encouragent. Quelqu’un vous tend un verre d’eau et vous le buvez en sentant l’eau claire et fraîche sur votre gorge. Votre confiance augmente au fur et à mesure que vous vous rendez compte que vous êtes bien engagé dans la seconde moitié de la course. Vous pouvez y arriver.

Alors que vous dépassez la marque des 32 km, vous commencez à descendre une côte. Vous savez que c’est la partie la plus difficile de la course, mais vous savez aussi que vous êtes prêt. Vous repensez à certaines de vos longues courses lorsque vous vous êtes senti fatigué et que vous n’étiez pas toujours sûr de réussir, mais vous l’avez fait et après les avoir complétées, vous vous sentez bien.

Vous avez maintenant moins de 5 km à parcourir. Vous êtes fort et confiant alors que vous commencez à dépasser des coureurs. Certains d’entre eux vous ont dépassé plus tôt, mais vous avez choisi de les laisser vous distancer. Vous les voyez marcher maintenant. Vous les dépassez et vous accélérez lorsque vous réalisez que c’est votre course. Vous vous êtes bien préparé et vous êtes maintenant prêt.

À l’approche de la ligne d’arrivée, vous pouvez entendre les applaudissements de la foule et l’annonceur mentionner votre nom. Vous franchissez la ligne d’arrivée et quelqu’un vous demande si tout va bien. Vous souriez, incapable de parler. Vous éprouvez ce sentiment euphorique spécial qui se situe quelque part entre la joie et la douleur du moment. Avec les mains sur les hanches, vous vous dirigez vers la zone de restauration, une médaille autour de votre cou. Vous l’avez complété ! Vous avez couru un marathon. Même avec tous les ralentissements et les défis de la vie, vous connaîtrez le succès grâce à la confiance que vous avez acquise aujourd’hui. Vous êtes un marathonien et une marathonienne.

 

 


 

John Stanton est le président et fondateur du Coin des Coureurs. Il est l’auteur de 10 livres sur la course, la marche et la mise en forme en famille.

 

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