Mon traitement médical naturel

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par Marjan Ashrafi

Les signes de dépression et mon anxiété ont commencé en 2004, lorsque j’ai perdu mon seul frère. Ma jeune et magnifique sœur est décédée dans un accident. Après son décès, je me suis aperçue que je m’inquiétais constamment et que je réfléchissais sur tout et sur rien. Sangloter faisait partie de mon quotidien. Je n’avais aucune motivation à faire quoi que ce soit. Je sentais que mes médicaments ne m’aidaient pas suffisamment. Je me détestais ainsi que ma vie.

Un après-midi, j’ai décidé d’aller faire une promenade dans les sentiers. Après 15 minutes de marche, j’ai commencé à courir. C’était horrible. Je ne pouvais pas respirer. J’ai paniqué, j’ai pleuré et je suis rentré chez moi. Le lendemain, j’y suis retourné pour une nouvelle tentative. J’ai couru pendant environ 10 minutes. J’ai fondu en larme après, mais j’étais résolue à ne pas me laisser vaincre. Intérieurement, j’ai éprouvé une grande satisfaction, alors je me suis efforcé de courir tous les jours. À chaque sortie, c’est devenu plus facile et plus agréable.

J’ai décidé alors de cesser de prendre mes médicaments. Je me suis imposé et j’ai dit « non » à toute autre ordonnance prescrite par mon médecin. J’avais trouvé mon médicament naturel : courir.

Alors c’est devenu pour moi une routine de courir tous les matins sur une distance de trois à cinq kilomètres. J’ai commencé également à fréquenter un gymnase pour une autre séance d’entraînement pour m’aider à mieux courir. En 2011, je me suis inscrite au 10 km du Vancouver Sun Run. Six mois plus tard, je me suis inscrite à trois demi-marathons à Bellingham. J’ai couru le demi-marathon Deception Pass, le demi-marathon de Stewart Mountain et le demi-marathon de Birch Bay. En 2013, j’ai relevé mon plus grand défi en repoussant mes limites pour courir le marathon complet de Bellingham Bay.

J’ai continué à m’inscrire à des courses, l’une après l’autre. Plus je courais, plus je m’aimais, non pas parce que j’étais parfaite, mais parce que chaque kilomètre parcouru prouvait que j’étais capable de faire plus que je n’aurais jamais cru possible. Les endorphines, le sentiment d’accomplissement, la sensation de mon cœur qui battait dans ma poitrine — tout ça me rappelle que je suis bien en vie avec un formidable corps qui me permet d’accomplir des choses incroyables.

J’ai maintenant 47 ans et j’ai complété 50 demi-marathons, deux marathons complets et de nombreuses séries de courses de sentiers plus courts, comme le 5 Peaks. Je cours quatre fois par semaine, entre 100 et 150 kilomètres par mois. Courir m’a fait vivre un parcours incroyable. Cela a complètement changé ma vie. En fait, cela m’a sauvé la vie.

 

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