Je l’ai complété !

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par Alice Bohlen

Je ne me suis jamais vraiment considéré comme une coureuse ou quelqu’un qui est atteint du « virus du coureur ». Mais tout cela a changé lorsque j’ai offert de travailler comme bénévole lors de la légendaire course Tamarack lors du weekend de course d’Ottawa en 2015. Les gens applaudissaient, une musique entraînante jouait et il y avait énormément de diversité parmi la foule. C’était la communauté cachée de la course à pied qui semblait toujours m’attirer. Deux ans plus tard, à l’occasion du 150e anniversaire du Canada, j’ai terminé une course de 10 km avec mon cousin. Dans cette première manche, ce qui a fait la plus grande différence pour moi, c’est l’atmosphère. C’était certainement la meilleure source d’adrénaline que je pouvais avoir.

Un an plus tard, je me suis rendu compte que même si j’avais apprécié mon expérience, je n’aimais toujours pas complètement la course. En fait, depuis cet événement de la fête du Canada, je n’avais pas continué à courir. Alors, dans le cadre d’un projet d’un an à l’école, je voulais apprendre à aimer courir tout en m’entraînant pour un demi-marathon. Je savais que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, mais j’avais un objectif, une bonne base de recherche, de la discipline et un programme. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas. J’ai appris que la course est tout aussi difficile sur le plan mental que physique.

Nous sommes engagés dans une bataille constante avec notre cerveau qui nous dit de continuer à avancer et de notre corps qui nous dit d’arrêter. En établissant une routine, j’ai pu gérer mes courses, trouver mon rythme et me lever plus facilement le matin pour aller courir. Dès que mon alarme se déclenchait, j’étais en mode de pilotage automatique. Je m’habillais, j’avalais un verre d’eau, je mettais mes chaussures de course et j’écoutais une baladodiffusion pour m’aider à continuer à courir. Comme tout le monde, il y avait des jours où je ne voulais pas aller courir et j’aurais de beaucoup préféré dormir. Je ne réalisais pas à quel point les jours où je me suis forcé à sortir du lit étaient ceux où j’ai réussi mes meilleures courses.

En octobre 2018, après environ six mois d’entraînement, je me suis retrouvé sur la ligne de départ du demi-marathon le jour de la course. Toutes mes recherches, mes efforts et les douleurs que j’avais endurées allaient être mis à l’épreuve pendant les trois prochaines heures. J’ai suivi le lapin de cadence de 2 h 30 pendant les 5 premiers km, puis je l’ai dépassé. Les premiers kilomètres ont été faciles. J’avais le tempo dans les pieds et je n’arrêtais pas de me répéter que je devais mettre un pied devant l’autre et que je pouvais le faire. Vers le septième kilomètre, la situation a commencé à se détériorer. Il y avait beaucoup plus de collines que prévu et mes quadriceps étaient en feu. À la distance du 11 km, j’ai pris un pas de marche bien méritée tout en prenant des suppléments énergétiques. Je voulais vraiment terminer en moins de 2 h 40. J’ai repris la cadence.

À la borne des 18 km, je pesais sur l’accélérateur. Pendant une fraction de seconde, ma fierté a pris le dessus sur toutes les sensations de malaise et de fatigue que mon corps éprouvait. Au 20e kilomètre (le kilomètre le plus long de ma vie), je me disais que je pouvais y arriver, que je devais sourire aux caméras et aller de l’avant. En fait, au cours des 100 derniers mètres, je me suis vu sprinter pour finalement franchir la ligne d’arrivée de mon premier demi-marathon. J’ai finalement reçu une médaille que je portais fièrement sur mon t-shirt en sueur. J’avais fini avec un temps incroyable, 2 h 27 min 19 s J’étais très fière de moi. Tout ça en valait vraiment la peine.

Ce que je croyais être la fin d’une aventure était en fait le début de quelque chose de nouveau. J’aimerais certainement reprendre ce défi à l’avenir et peut-être même tenter de courir un marathon complet un jour.

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