Pourquoi je cours

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par Stefanie Novakowski

J’aime la course à pied. Au cours d’une semaine normale, je cours pendant une durée de trois ou quatre heures au total, même après quelques années d’entraînement marathon et des randonnées intensives qui m’ont obligé à réduire l’intensité de mon entraînement pour protéger mes genoux. Mais si vous le mentionnez à quelqu’un qui me fréquentait au secondaire ou même au cours des premières années d’université, il serait stupéfait. J’étais l’élève qui a abandonné les activités d’éducation physique après la 10e année parce que cela réduisait ma moyenne. Alors, comment ai-je pu passer d’éviter l’exercice à tout prix et courir un marathon ? Tout se résume à pourquoi je cours.

Je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 10 ans, je n’avais jamais surmonté l’embarras d’être incapable de relever un défi d’un kilomètre et demi sans avoir à marcher une partie du chemin.

Je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 17 ans et que mes tentatives timides d’essayer de s’entraîner au rugby en courant pendant le déjeuner ont échoué après avoir réalisé à quel point je transpirais pendant les entraînements cardio.

Je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 19 ans et que pendant mon année en résidence et les trois années passées dans une cafétéria auraient pu rapporter un peu plus que l’« étudiante de l’année quinze ».

Je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 22 ans, j’étais trop pingre pour me payer une adhésion à un gymnase et j’avais décidé que si j’allais vivre à Vancouver, je pourrais aussi bien m’habituer à courir à l’extérieur, par beau temps ou par beau temps.

Je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 23 ans, je n’ai pas eu la joie de courir avec des centaines d’autres coureurs lors de mes premiers 10 km.

Stefanie au marathon de Vancouver BMO (Marathon Foto).

Je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 25 ans, l’entraînement au marathon dissipait toute gêne qui subsistait face à la sueur, au visage écarlate, au style boiteux et désordonné que je présentais en public.

Enfin, je cours pour moi-même, alors qu’âgée de 27 ans, j’aspire à l’étonnante tranquillité d’esprit que procure la course à pied à travers une forêt tropicale humide un jour de printemps. Je sais que lorsque j’ai besoin d’une pause mentale complète ou d’un moyen de donner un envol à mon cerveau, tout ce que j’ai à faire est de mettre mes chaussures de course et de sortir dehors.

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