Redéfinissant le record personnel

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Par Stacey Megally

Je n’oublierai jamais mon premier marathon. Je faisais des entraînements jour après jour dans la chaleur texane. Je me rappelle m’être sentie heureuse pour avoir progressé si rapidement… et je me rappelle m’être sentie en colère d’avoir manqué quelques jours de course en raison d’une grippe. Chaque jour, je me suis vu en train de franchir la ligne d’arrivée en triomphe.

Quand le jour de la course était là, je me sentais invincible. J’étais bien entraîné et j’avais une stratégie de course bien planifiée. Mais au cours de ce matin bizarrement frais, tout a tombé en morceaux…entre le 22e et 24e mille, j’ai commencé à sentir des crampes féroces dans mes mollets et pieds.

J’ai traversé la ligne d’arrivée en pleurnichant, s’écroulant dans les bras de mon mari. J’ai ensuite passé le reste de la journée me demandant que diable m’était-il arrivé. J’ai dû réécrire un post Facebook décrivant mon expérience 4 fois parce que je ne voulais pas risquer d’ennuyer mes amis avec ma tristesse et amertume.

Après, j’étais plus déterminée que jamais. Mes prochains 2 marathons étaient tout aussi décevants et douloureux, mais je me suis juré de prendre ma revanche. J’ai été frustrée, mais mon point de vue changeait avec chaque marathon. J’ai commencé à remarquer d’autres coureurs blessés à mes côtés. Plus notamment, j’ai remarqué des coureurs prenant simplement du plaisir de leur expérience. Peu après, j’ai commencé de m’amuser peu importe ma vitesse ou mes résultats finals.

Plus important encore, j’ai retrouvé ma passion pour les effets thérapeutiques de la course à pied qui m’ont attiré au sport en premier lieu : la course me libère l’esprit. Elle me remplit de joie inexplicable et de confiance. C’est quelque chose que j’aime faire et que je veux faire toute ma vie.

En 2016, j’ai engagé un entraîneur pour m’aider à me concentrer sur la force plutôt que la vitesse et j’ai commencé à savourer les petites victoires.

En novembre 2016, j’ai franchi la ligne d’arrivée du Philadelphia marathon – complètement ravie. J’avais finalement couru une course puissante sans ressentir de faiblesse ou de crampes. Et j’avais un nouveau record personnel! J’ai remercié mon entraîneur, la basse température à Philadelphia et toute la sagesse que j’ai acquis à travers les dernières années.

Au moment de courir le Edmonton Marathon en 2017, j’avais une toute nouvelle perception de la course. Je savais comment accepter ce que je ne pouvais contrôler et à un moment donné durant la course, j’ai ressenti la fameuse ivresse du coureur. Avant le 16e mille, j’ai changé mes objectifs à nouveau. Premièrement, je voulais éviter les crampes a tout prix. Deuxièmement, je ne voulais pas marcher. Troisièmement, je voulais passer le lapin de cadence 4 :15.

J’ai atteint ces 3 objectifs, et alors que je m’approchais de la ligne d’arrivée, je voyais mon mari. Je ne pouvais atteindre de lui raconter ce que j’ai appris de moi-même.

Je commencerai toujours mes courses visant le même objectif – améliorer mon record personnel. Maintenant, je sais que chaque course est une aventure a part entière. C’est toujours une super sensation d’améliorer mon RP, mais cette sensation n’est certainement pas la seule chose qui me fait courir.

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