La colline infernale

Share

Par Val Uria

Voilà l’histoire d’un demi-marathon qui n’a pas très bien passé. Le parcours était très vallonée, et je ne me suis pas bien préparé…du tout.

J’ai commencé la course en courant à un rythme confortable, en pensant que j’accélérai mon rythme plus tard. Après le 4e mille, je ressentais des crampes dans mon mollet droite. Peu après, j’ai dû m’arrêter pour utiliser les toilettes et je me suis de plus en plus préoccupé des crampes dans mes jambes. J’étais sur le point d’abandonner, mais j’ai décidé de continuer la course. Après tout, je me suis entraîné fort pour ce moment !

Heureusement, une amie s’est empressée de m’envoyer un texto encourageant. Surtout. Ne. Lâche. Pas. Par le 8e mille, les crampes dans mes jambes avaient presque disparu mais à ce moment j’ai ressenti un point de côté du côté droit de mon abdomen, et je me suis senti comme un adolescent essayant de survivre leur premier cours d’éducation.

Par le 11e mille, tout ce que je pouvais voire étaient des collines vallonnées. J’ai essayé de continuer à courir, mais j’étais exténué. Mon temps de course normale et mon temps de course d’objectif étaient passés depuis longtemps. Je souffrais, et mon esprit vacillé. J’ai réussi à franchir la ligne d’arrivée, mais je n’avais plus la même fierté. Je voulais glisser dans un grand trou noir et disparaître.

Après avoir réfléchi sur ma performance, j’ai prévenu à la conclusion que je n’étais pas suffisamment préparé pour cette course. J’avais adopté un nouvel plan d’entraînement qui comprenait des courses tempo…l’entraînement en endurance, l’entraînement musculaire et même l’’entrainement polyvalente. Mais j’ai oublié les collines. À l’époque je n’étais pas trop inquiet. Je pensais que mon entraînement quotidien suffisait. Évidemment, cela n’est pas été le cas. J’ai parti avec une grande amertume…et un démarche irrégulier.

Après un évènement mois couronné de succès, il est tentant de trouver un autre hobby qui n’est pas si exigeant sur le plan physique. Cependant, dans mon for intérieur, je sais que je suis un coureur, et que les courses faciles n’existent pas. Le seul échec serait celui de ne pas essayer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.