Courir avec le cancer

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par Scott Kennedy

Vers la fin de 2017, j’ai reçu un diagnostic de cancer de stade 4. Trois jours après ma deuxième séance de chimiothérapie, j’ai couru le Jelly Bean 5K à Newmarket, en Ontario. Ce fut ma course la plus lente à ce jour, mais très satisfaisante.

Le mot : cancer, effraie. Je me dis que c’est bien d’avoir peur, car la peur nous donne l’occasion d’être courageux. Que nous fassions un pas sur nos pieds ou une rotation complète de la roue dans un fauteuil roulant, nous devons continuer à aller de l’avant.

Pour moi, « courir » implique trois éléments clés :

1. Base physique : Faites de l’exercice régulièrement pour que votre corps dispose des bases nécessaires pour supporter le stress tout au long d’un parcours (collines, travail de vitesse, longues courses, etc.).

2. Jeu mental : Imaginez le parcours, recherchez les itinéraires, soyez conscient de l’altitude et planifiez une nutrition appropriée (comme des gels énergétiques, des boissons électrolytes et des pilules de sel pour atténuer les nausées et les crampes).

3. Engagement émotionnel : à quel point nous voulons quelque chose. Vous pouvez vous sentir épuisé mentalement et physiquement pendant une course, mais vous savez que vous devez continuer.

Je m’attends à ce que cette approche m’aide à traverser mes traitements contre le cancer au cours des six prochains mois. Je puise souvent mes forces dans cette formidable communauté : des centaines ou des milliers de personnes allant toutes dans la même direction, soutenus par des centaines ou des milliers de bénévoles.

J’ai rejoint la clinique de marathon du Coin des Coureurs en juin 2009 et depuis lors, j’ai complété 10 marathons au complet. Je n’aurais pas eu le même succès sans le soutien de mes entraîneurs, de l’amitié des membres présents et passés et de l’inspiration de purs étrangers tout au long de ces kilomètres. La course à pied m’a amené à participer à des courses dans de nombreuses villes du Canada, des États-Unis et d’Écosse.

Le titre de cet article est « Courir avec le cancer » et non pas « S’évader du cancer ». La distinction est que lorsque nous sommes confrontés à un défi dans notre vie personnelle ou professionnelle, cela ne peut nous posséder. Je travaille sur un autre type de marathon maintenant. Je tire ma force des « coureurs » de toutes sortes et des foules qui nous encouragent.

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